Une inspiration pour le monde agroforestier

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il y a 8 mois
La sucrerie de La Souche pendant sa construction cet automne. Photo: Manuel K. Poirier.

Les feuilles jaunissent, rougissent et tombent au sol partout dans notre magnifique région; c’est un signe annonciateur de l’hiver qui ne ment pas. Mais ces feuilles d’érable emblématiques, elles sont un signal d’un tout autre ordre pour les acériculteurs. Elles rappellent que c’est le temps de s’assurer que toute la machinerie pour faire le bois de poêle et le sirop est en ordre. C’est aussi le temps de valider que le réseau de tubulures sera prêt à entrer en fonction de façon optimale lorsque les premières coulées viendront remplir les bassins d’eau d’érable. Bref, pour les sucriers, l’automne marque le coup d’envoi du marathon qui mène à la saison des sucres! Une nouvelle construction à Stoneham témoigne de cette préparation nécessaire pour faire les sucres au printemps prochain. Vous l’avez peut-être remarquée, avec son chapeau permettant d’évacuer les vapeurs odorantes : il y a une cabane à sucre en construction à côté de la microbrasserie La Souche! 

Construite avec du bois scié dans le boisé derrière la microbrasserie, la cabane s’inscrit dans la tradition avec sa structure en assemblages de bois massif et ses proportions typiques : c’est la cabane à sucre que tous les amateurs rêveraient d’avoir pour recevoir la famille et les amis. Olivier Giguère, co-propriétaire de La Souche, et son père Pierre, qui s’implique dans ce projet, en sont bien conscients. C’est dans cet esprit qu’ils comptent ouvrir la sucrerie au plus grand nombre afin d’y tenir des activités de vulgarisation et d’éducation. Cette initiative, loin de faire concurrence aux autres exploitations acéricoles de la région, aura plutôt pour mission de faire connaître l’acériculture et de donner l’envie au plus grand nombre de mettre en récolte les érablières du coin (480 000 entailles potentielles, seulement dans la municipalité de Stoneham- et-Tewkesbury). 

Pierre et Olivier Giguère, père et fils qui se retrouvent dans ce nouveau projet de La Souche. Photo: Manuel K. Poirier.

Antoine Bernatchez, comparse d’Olivier et également co-propriétaire de la Souche, rêve quant à lui de pouvoir mettre à profit l’environnement de la sucrerie pour faire des expérimentations. Effectivement, l’environnement d’une cabane à sucre est un lieu où sont présentes des levures particulières, liées à l’érablière et à la fabrication du sirop. Antoine veut exploiter cette dimension, comme on le fait depuis des siècles dans les abbayes et les monastères d’Europe où certains moines sont dédiés à la religion de la bière. Ils développent des saveurs particulières en exposant le moût de la bière aux levures des arbres fruitiers venant se loger dans les greniers ouverts des bâtiments. 

Produire son propre sirop, développer des approches naturelles et locales pour faire fermenter la bière, des initiatives inspirantes tout comme le sont les jardins et les ruches de La Souche. Une manière de rendre hommage à un ancien slogan de la municipalité où est implantée l’entreprise : Naturellement différent!
 

Quelques liens utiles et inspirants : 

Le site d’experts biologistes d’Édith Bonneau et Stéphane Guay : https://www.erable- chalumeaux.ca/ 

La page de la sucrerie familiale Forêt Vive où l’on peut suivre les activités de l’érablière sur toute l’année : https://fr-ca.facebook.com/foretvive/ 

Une autre sucrerie qui s’anime à l’année longue à travers différentes activités, entre autres l’auto-cueillette de sapins pour la saison des Fêtes qui s’en vient : https://www.fermestadolphe.com/fr/accueil/ 

Bien sûr, la page facebook de La Souche à Stoneham pour découvrir et suivre leurs initiatives agricoles : https://fr-ca.facebook.com/lasouchestoneham/